mardi 6 décembre 2016

Ose! Vis! Rêve!

J'ai l'impression que, où que je regarde, quoi que je fasse, partout autour de moi, tout et tout le monde m'encourage à changer de vie, à rêver, à oser!

Et pourquoi pas, après tout...

En y réfléchissant bien, si travailler au Pêle-Mêle était mon rêve, ce n'était pas le premier choix! Non, le premier choix, c'est celui dont je ne parle pas, le vrai rêve, qui semble totalement inaccessible, si inaccessible que je n'y fais jamais allusion, de peur de me viander lamentablement...

Pourtant, j'y repense de plus en plus souvent. Et j'ai l'impression que je suis sur le point de le toucher du doigt...

J'ai l'impression que tout le monde trouverait parfaitement normal que j'y arrive, ils y croient tous, plus que moi, et même si je ne leur ai jamais parlé de ce rêve un peu fou. 

Si seulement...
Si seulement...

Je croise les doigts.
J'attends les premières remarques, j'ai hâte de faire les premières corrections, j'ai envie de connaître la suite.

J'ai envie de rêver, d'oser, de vivre, et d'arriver à en vivre!!!

samedi 10 septembre 2016

Les vacances sont déjà finies...

Au départ, quand j'ai créé ce blog, j'étais résolue à y écrire au moins tous les 4 jours, quand mon amoureux était au travail. J'en suis très loin... Mais ça n'est pas plus mal: je passe beaucoup de temps avec les enfants, et ça c'est un vrai plaisir! C'est mieux que d'avoir le nez vissé sur un ordinateur!

J'ai passé les plus belles vacances de ma vie! Pourtant, le sort a tenté de s'acharner, mais rien ne pourra me détourner du bonheur!

Ça a commencé par un lumbago. Quinze jours avant de partir en vacances, malgré la pluie qui tombait, l'homme de ma vie a décidé de travailler dans le jardin pendant que je nettoyais les chambres. Au bout d'un moment, je me suis demandée comment il s'en sortait sous cette pluie battante, j'ai regardé par la fenêtre, et je l'ai vu coincé sous une palette! Je suis contente d'avoir regardé à ce moment-là, car il m'avait déjà appelé mais je n'avais rien entendu...

Un lumbago donc... Et un fameux! Il est resté coincé pendant presque quinze jours! Il s'en est remis juste à temps pour partir.

Ensuite, direction l'Espagne! L'appart' était un peu moins sympa que l'année passée, mais il avait l'énorme avantage d'être au premier étage et plus au cinquième comme la dernière fois. Mon vertige en a été reconnaissant! Il a fait super beau, même s'il y a eu beaucoup de vent pendant quelques jours.

Le 10 juillet, je suis sortie avec les enfants pour faire une balade. Pendant qu'on marchait sur le trottoir, un pickpocket a volé le portefeuille qui était dans mon sac. Résultat; plus une seule carte de banque, plus d'argent et plus de pièces d'identité! La galère!!! Heureusement, on a des amis fidèles, dont l'un s'est précipité chez nous pour prendre mes cartes de banques dans mon portefeuille et les envoyer directement. 36 heures après le vol, on avait de nouveau de l'argent et les vacances ont pu continuer tranquillement! Un mois après notre retour, l'ambassade de Belgique nous a renvoyé notre portefeuille, qui contenait toujours les cartes de banques! Au final, on s'est en bien sortis, et ça nous fera de chouettes souvenirs...

Il faisait un temps pourri en Belgique pendant qu'on était en Espagne, mais à notre retour, le soleil brillait de mille feux! Au programme: jardin, jeux, repos, barbecue... C'était génial d'être avec les enfants tout le temps, de ne pas se prendre la tête pour les stages et les horaires, de pouvoir me réveiller à 9 heures tous les matins (dans le meilleur des cas!).

Découverte très agréable: l'accrobranche! On a été en faire pendant une journée, et j'ai adoré! J'ai été ravie de constater que les mousquetons suffisaient à rendre mon vertige tout à fait supportable. Je n'attends qu'une chose: recommencer!

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et la rentrée est arrivée. Pour la première fois, j'ai compris le point de vue de ma mère: elle n'aimait pas la rentrée, elle préférait que mon frère et moi, on soit avec elle. C'est vrai que quand je travaillais, la rentrée était un soulagement: pas besoin de trouver des gens pour garder les garçons! Cette année, c'était super d'être avec eux, et difficile de reprendre le rythme de l'année et de les voir partir à l'école...

Bref, pas le choix de toute façon, le grand est entré en 4e primaire, le petit en 1ère! Et, jusqu'ici, tout se passe bien...

Le 8 de septembre, à Ath, c'est la fin de la Ducasse! Et, à cette occasion, on mange des moules! A la fin de la soirée, alors qu'il allait chercher les enfants sur le côté du bâtiment, mon amoureux n'a pas vu des escaliers et a fait une belle chute... Résultat: coude et poignet cassé! Quand je disais que le sort s'acharnait... Encore une fois, c'est pas grave et ça tombe relativement bien que je n'aie pas de boulot: je suis là à plein temps pour m'occuper de lui!

Et, avec la rentrée est arrivée la fin de mon préavis... Voilà, ça y est, je n'ai plus rien à voir avec le Pêle-Mêle! L'un des gérants m'a fait une lettre de recommandation, et je dois dire que depuis je le vis beaucoup mieux, mais ça me fait bizarre. Je me sens tellement vide...

Je n'ai toujours pas la moindre idée de ce que je pourrais faire. Oui, c'est vrai, j'ai douze ans d'expérience dans un domaine, mais acheteuse de livres dans un magasin d'occasion, ce n'est pas un boulot extrêmement courant... Surtout que je suis bien décidée à ne plus sortir de Ath! Hors de question de passer encore autant de temps sur la route, surtout si c'est pour me retrouver dans une ville aussi horrible que Bruxelles!

En attendant, je me suis inscrite au chômage. Encore quelques mois pour y réfléchir, éventuellement faire une formation... J'y réfléchis, constamment!

Après que mon amoureux ait mis une photo de lui avec son plâtre sur Facebook, des dizaines de personnes du boulot et du volley lui ont dit qu'il allait leur manquer. Moi, je pourrais me casser les deux jambes, je ne manquerais à personne... Ça fait chier!

Il est grand temps que je retravaille, ma vie sociale me manque...

mercredi 22 juin 2016

Je vais bien, tout va bien!

Samedi dernier, j'ai cédé aux demandes répétées de mes fils et nous avons été à Bruxelles, principalement pour acheter des livres dans mon ancien magasin...

J'y suis donc retournée, pour la première fois en quatre mois...

J'appréhendais vachement, je tremblais rien que d'y penser, mais au final ça c'est bien passé, même si je dois bien avouer que je ne pensais pas que mes anciens collègues m'oublieraient si vite et que j'espérais continuer avoir des contacts avec certains d'entre eux, ce qui ne sera visiblement pas le cas... J'ai demandé à l'une de celles dont j'étais la plus proche de venir boire un verre avec moi, visiblement elle appréhende puisqu'elle a demandé à un autre collègue de l'accompagner, et encore, la date n'est pas fixée, je crois que je vais faire une croix dessus...

Naïvement, je pensais que quand on virait les gens, c'était pour améliorer l'entreprise, je sais aujourd'hui que ce n'est pas le cas... L'état déplorable des rayons, le désordre dans l'ensemble du magasin, le peu de clients alors que nous étions un samedi, le peu d'employés, tout m'a déprimé et m'a conforté dans l'idée que j'étais à ma place là-bas et que mon travail était utile! Je suis toujours convaincue que mon renvoi est une erreur, et voir le magasin de mes rêves mourir peu à peu est toujours aussi horrible, peut-être encore plus maintenant que je ne peux vraiment plus rien faire pour améliorer les choses...

Mais je commence enfin à m'habituer, à me faire une raison. Il faut dire que passer mes journées avec mon amoureux et mes adorables fils aide bien, peut-être même un peu trop: j'adore être avec eux, et j'ai l'impression d'avoir déjà perdu tant de temps! Je veux profiter d'eux, et rien d'autre! L'idéal serait de me trouver un emploi de 11 à 16h, 4 jours/semaine! :-P C'est pas gagné, va falloir que je me remotive un peu!

Il y a quelques jours, en entendant une brève définition de ce que sont les pervers narcissiques, j'ai repensé au jour où mon ancien patron a poussé une gueulande sur une de mes collègues, étudiante en psychologie, car elle lui avait dit qu'il en était un (de pervers narcissique) et il estimait que c'était inadmissible de sa part car elle savait de quoi elle parlait! Du coup, j'ai un peu fouillé sur internet... Je dois admettre que ma collègue avait raison (dire que cela date d'il y a dix ans, j'aurais dû me méfier beaucoup plus tôt!), tous les sites que j'ai visités décrivent à la perfection les habitudes de mon ancien patron, au point que ça en est effrayant! Dire que ce malade a aussi fait des études de psycho et que sa femme est thérapeute, ça fait peur... Au bout du compte, je suis contente de ne plus avoir aucun contact avec lui!

Bref, le chapitre arrive à la fin, j'ai l'impression que la page sera bientôt enfin tournée, et en attendant j'essaye de profiter à fond! Les vacances qui commencent la semaine prochaine s'annoncent excellentes, et c'est tout ce qui compte aujourd'hui - il y a des avenirs bien pires!

dimanche 22 mai 2016

Souvenirs souvenirs...

Internet regorge de merveilles! En fouillant dans mes vieux papiers, j'ai retrouvé les codes d'accès de mes pages Web  et je me suis replongée un moment dans mes vieux coups de coeur et coups de gueule...

Dernier post en mai 2007!

Esteban n'était pas encore né, mes parents étaient toujours en vie, et ma préoccupation principale était de trouver un endroit qui vendait du porc près d'un boulot qu'aujourd'hui, je n'ai plus... Miss Blabla me rendait dingue, j'avais même mis un compteur pour savoir le temps qu'il me restait à devoir la supporter! Je peux dire à présent que cela fait 3430 jours que nous ne travaillons plus ensemble!

Bon, c'est vrai, c'est pas facile de relire ça alors que je pleure encore tous les soirs... Plus de trois mois déjà...

Je ne sais pas ce qui est le plus dur: savoir que je ne ferai plus jamais le boulot de mes rêves, ou devoir vivre avec cette trahison... Partout, pendant douze ans, j'ai crié sur tous les toits que j'avais un patron génial, je l'ai dis et écris des centaines de fois. Ça me rend malade!!! Ce mec est la pire merde que je connaisse! Comme avec miss Blabla, j'ai des envies de tortures diverses et variées. J'ai une horrible envie de vengeance, j'ai envie qu'il paye, qu'il perde des trucs qu'il aime lui aussi, comme il a détruit mes rêves à moi.

Et voilà, c'est reparti... Je voudrais l'effacer, le faire disparaître à jamais, ne plus jamais y penser.

Je suis incapable de remettre les pieds au magasin. J'en ai envie, les enfants en ont envie, mais je n'y arrive pas. Ce magasin, c'est chez moi! Comment y aller comme cliente?

J'en ai marre, vraiment marre...

Je n'étais qu'une acheteuse de livre, et aujourd'hui j'ai l'impression de n'être plus rien. Pas la moindre idée de ce que je pourrais bien faire.

J'veux juste rester en boule, dans le fond de mon fauteuil, ne plus bouger, ne plus penser, oublier tout ça...

Dire qu'au début de ce post, je me disais que j'allais positiver, ou parler de mes parents, ou des mes deux merveilleux fils, mais cette ordure envahit une fois de plus mes pensées et je me sens de nouveau nulle, si nulle...

Il m'a fait chier pendant des mois. Sur le coup, je me disais que c'était supportable, que ce boulot en valait vraiment la peine. Aujourd'hui, j'essaye vainement de tourner la page, mais je trouve ça tellement injuste! J'ai fait ce qu'il fallait faire, j'ai prévenu un de mes autres patrons, sa seule réponse a été de me payer mon préavis, car ça lui coûtait moins cher que de se débarrasser de la pourriture.

Comment voulez-vous que je refasse confiance à un patron après ça? Pourquoi je sacrifierais ma vie pour un boulot d'où on pourra me jeter sous n'importe quel prétexte?

Allez, c'est parti pour la boule dans le divan...

mardi 12 avril 2016

Soirée entre amis

Super soirée, avec des gens super sympas! 
Et puis... quelqu'un est venu me dire: "Eh, je te connais toi! Tu bosses au PM!" 
Aaaarrrrggghhhh!!! 
S'en est suivie la conversation habituelle: "Non, je me suis fait virer... 
- Ah bon, pourquoi? T'étais là depuis super longtemps et t'avais l'air dans ton élément! 
- Ben oui, je l'étais, mais le chef en a décidé autrement...
- Décidément, ils font n'importe quoi là-bas! Déjà leurs travaux, j'aime pas du tout, ça ressemble à Ixelles, ce n'est plus le magasin qu'on aimait, et si en plus ils virent les employés sympas...
- ..."
Dans un sens, c'est assez flatteur, mais ça me donne surtout envie de hurler, de pleurer et de taper dans les murs!!!



mercredi 23 mars 2016

Abondance de sentiments divers et variés...

D'abord, très égoïstement, il y a le soulagement. Fini, pour moi, le Bruxelles quotidien. Fini le train, les transports en commun, le centre ville... Plus que jamais, j'aime l'endroit où je vis, son calme et sa sérénité! Et je suis ravie à l'idée de ne plus aller à Bruxelles qu'occasionnellement, en touriste! Ça peut sembler con, mais je me sens nettement plus en sécurité ici...

Ensuite, le dégoût, l'incompréhension, la tristesse...

Petit flash-back: été 1994, j'ai 17 ans et je me balade sur la digue à Westende. Je rencontre un couple que je connais vaguement, et on va boire un verre ensemble. On discute de tout et de rien, et ils m'avouent qu'ils ont tous les deux un port d'arme et qu'ils vont régulièrement s'entraîner au tir. Je ne comprends pas, je suis déjà "Flower Power", je déteste les armes, alors je leur demande pourquoi, pourquoi ils perdent leur temps à apprendre à manier des objets qui n'ont d'autre but que de tuer. Ils ont l'air étonnés de ma question, et ils me répondent, comme si c'était une évidence, qu'ils se préparent pour la guerre! La guerre? Quelle guerre? S'il y a une guerre, ils auront l'air malin avec leur petit fusil face à une bombe nucléaire! Et puis, il n'y aura pas de guerre, pourquoi y en aurait-il une? Et ils répondent, à nouveau sûrs d'eux, qu'il s'agit de la guerre contre les islamistes radicaux! Ils s'emballent, expliquent en long en large et en travers que l'Islam, c'est le mal absolu. J'ai essayé de leur expliquer la tolérance, je leur ai dit que c'étaient peut-être des réactions pareilles qui provoqueraient des problèmes. A 17 ans, je n'avais pas encore compris qu'il ne servait à rien d'essayer d'argumenter face à certains personnes aveuglées par leur haine... On fini notre verre, on se dit au-revoir, et je ne les ai plus jamais revu, sans regret! Pour moi, ce ne sont que deux racistes à la con, des idiots... Et c'est ce qui me débecte le plus: ils étaient cons, avaient des idées de merde, et ces deux blaireaux avaient raison! Pas sur le fait d'apprendre à manier des armes, je ne cautionnerai jamais ce genre de choses, mais, il y a 20 ans, ils se préparaient déjà à voir débarquer ces foutus terroristes! Ça me dégoûte que les faits leur ai donné raison... Ils doivent jubiler, là, et ça me donne la nausée!



Vient enfin l'inquiétude... Vais-je y arriver, avec mes garçons? Arriverais-je à faire d'eux des hommes sains et équilibrés? Auront-ils une vie agréable, sans guerre, sans violences, sans craintes? Seront-ils assez forts pour ne pas se laisser manipuler? Je veux juste être avec eux, leur apprendre l'humanité, la compassion, l'amour. 

Je veux qu'ils aiment la vie et que la vie leur donne toutes les raisons de l'aimer!!!

samedi 12 mars 2016

Une page difficile à tourner...

Un mois déjà que je ne travaille plus. Le temps passe tellement vite... Je n'ai pas encore eu beaucoup de temps libre, et je n'ai pas encore fait le quart du huitième de tout ce que je veux faire!

Et, tous les matins, quand je me lève, je pense au magasin.

Et j'y pense durant toute la journée.

Et j'y pense toujours quand je vais me coucher.

Tout le monde me conseille de tourner la page, certains vont même jusqu'à dire que je devrais la déchirer, et je serais ravie d'y arriver, mais j'ai encore du mal!

J'ai passé presque le tiers de ma vie là-bas. Douze ans, ça n'est pas rien! En plus, ce n'était pas n'importe quel travail, c'était mon rêve de petite fille, ma deuxième maison, je m'y sentais tellement chez moi que je n'imaginais pas un seul instant que je pourrais un jour ne plus y être!

Ne jamais faire confiance à personne, même pas à quelqu'un que vous croyez connaître, même pas après plus de dix ans...

J'essaye de me concentrer sur les avantages, et ils sont nombreux, heureusement! D'abord, j'ai enfin l'occasion de passer du temps avec mon amoureux et les enfants, et cela fait du bien! Je peux chipoter dans la maison, aider Steph, manger de bons petits plats (les pauses midi à Anneessens ne me manquent pas!), écouter la musique que je veux, regarder les films que je veux, et je me suis aperçue avec plaisir cet après-midi que j'apprenais plus de choses ici qu'au magasin (toujours les même clients, avec les même livres: comme je pense déjà l'avoir dit, j'avais l'impression de rester sur mes acquis depuis un long moment!).

Les désavantages sont nettement moins nombreux, le principal étant que ma situation n'est pas définitive, qu'il faudra bien recommencer à travailler un jour, et que je ne sais absolument pas ce que je vais faire, ni comment j'arriverai à m'adapter à de nouveaux horaires qui seront certainement moins intéressants que ceux que j'avais... Et, l'autre désavantage à ma situation, c'est la pression que me mettent certains... Comme s'il était absolument indispensable que je recommence à travailler tout de suite! Je suis payée jusqu'en septembre, rien ne m'empêche d'être quelques mois au chômage, mais pour beaucoup, il faudrait que je commence à chercher tout de suite.  D'abord, je ne sais toujours pas où chercher, et, surtout, je n'ai vraiment pas envie de courir le risque de trouver quelque chose maintenant. Ce n'est pas ma priorité.

Ma liste est simple:
- Terminer les chambres de la maison
- M'occuper de la maison de mon père
- Passer mon permis de conduire
- Passer le jury central en gestion de base
- Faire quelque chose des photos trouvées dans les livres durant ma courte carrière de bouquiniste
- VIVRE!!!

Je ne veux plus laisser un emploi prendre autant de place dans ma vie, jamais! En tout cas, pas un emploi qui ne dépend pas uniquement de moi! Je travaillais à mi-temps, mais avec le recul, j'ai l'impression que je courais tout le temps tout en n'ayant le temps de rien. Je ne profitais pas des enfants, ni de Steph. Ce n'est pas ça la vie! Je ne veux plus du métro boulot dodo, je n'en ai jamais voulu, mais je suis tombée dedans sans même m'en apercevoir. J'aimais mon travail, et l'amour rend aveugle, mais je me sens nettement plus sereine maintenant (si ce n'est le fait que de temps en temps j'ai des envies de meurtres sur mon ancien patron. Mauvais karma d'après mon frangin. Mais c'est pas grave, la nature se charge de ma vengeance: visiblement il pourrit de l'intérieur, et même si ce n'est pas bien de penser des choses pareilles, c'est bien fait pour lui!!!).

Voilà, c'est dit! Et maintenant, on va de l'avant, et on ne pense plus à tout ça!!!

vendredi 19 février 2016

Nouvelle vie - Jour 10

Déjà une semaine et demie que je suis à la maison!

Constatation numéro 1: ça passe drôlement vite...
Constatation numéro 2: j'adore ça!

La maison est rangée, propre, j'ai pu aider mon amoureux pour les travaux de la maison, on mange bien, je suis plus cool avec les enfants, moins stressée de manière générale, reposée, heureuse, j'ai même eu le temps de lire, et l'homme de ma vie et moi on peut faire un truc qu'on a pas fait depuis huit ans: profiter d'être ensemble, simplement!

Par moment, encore assez souvent, j'ai une pensée pour le magasin, et j'en arrive toujours à la même conclusion: mon ancien patron est un sale enfoiré de merde - excusez l'expression mais c'est comme ça que ça me vient en tête! Maintenant, j'ai conscience que je ne dois pas énormément leur manquer: ça a toujours été plutôt mort après Noël et, ces dernières années, ça allait en empirant. Avec le piétonnier en plus, je doute qu'ils aient besoin de main d'oeuvre... Et puis, en y repensant, le magasin qui me manque a disparu depuis plus de cinq ans! Je n'aime pas ce qu'ils en ont fait, une petite voix au fond de ma tête ne cesse de me répéter qu'ils vont se planter, et ce n'est pas de la rancœur, plutôt une intuition... Je sais comment ils fonctionnent, ce qu'ils veulent faire, et je ne leur vois pas un avenir très prometteur, autant quitter le navire avant qu'il coule!

Et ici, c'est le rêve! J'ai des petites angoisses pour "l'après": hors de question que je prenne goût à ce mode de vie, il faut que je travaille, ne serait-ce que pour ne pas être dépendante de mon amoureux financièrement, mais dans l'immédiat, je savoure!

Il faut pourtant que je réfléchisse sérieusement à ce que je veux faire car, idéalement, je gagnerais de l'argent d'ici, sans bouger de chez moi, et j'ai peut-être le temps de trouver le job de mes rêves.,,

Quoi qu'il en soit, mon préavis est nettement plus supportable vu d'ici! Je ne m'étais pas rendue à quel point je me prenais la tête pour ce boulot, à quel point je passais à côté de ma vie pour ce magasin, alors qu'au final je n'étais qu'une employée facilement remplaçable. Jamais je n'aurais dû accorder autant d'importance à ce job: ils ne le méritaient pas, et j'en avais presque oublié de vivre!

Bref, la vie est belle!!!

mercredi 10 février 2016

Nouvelle vie - Jour 1

Hier matin, petite discussion avec un de mes patrons suite au mail où je lui expliquais mon mal-être... Je dois bien avouer que j'en avais marre d'entendre mes collègues dire des choses bien pires que tout ce que j'ai pu dire en 12 ans sans qu'on leur fasse la moindre remarque, alors que j'ai été virée à cause de mon "comportement négatif"! Et de savoir que le gérant à qui je dois mon renvoi a dit à certains de mes collègues d'arrêter de me parler a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase!

Bref, réunion en tête à tête. Il m'a dit que la seule chose qu'il avait à me proposer, c'était de me payer mon préavis sans que je doive le prester. Mmmmmh, laissez-moi un peu réfléchir... Donc, en septembre, je dois prendre mes cliques et mes claques et partir de toute façon, alors est-ce que j'ai envie d'encore me taper sept mois de boulot ou est-ce que je préfère recevoir directement mon salaire et rester chez moi?

:-)

J'ai "réfléchi" une grosse demie-heure, le temps de téléphoner à mon amoureux pour le lui dire. 

Ensuite, j'ai rassemblé mes affaires. Les larmes ont coulé toutes seules pendant toute la journée (ben oui, je suis dingue de ce magasin, ça va me faire bizarre de ne plus devoir y aller!), j'ai fait mes adieux à deux de mes clients préférés (mon dernier achat a été celui de l'un d'eux et j'en suis ravie, au moins je pars sur une bonne note), et j'ai flâné dans les endroits où je n'aurai plus le droit d'aller, en particulier dans la cave où j'ai mangé si souvent en lisant les bouquins de science-fiction du stock.



Ce boulot va terriblement me manquer, c'est sûr! Mais, contrairement à ce que je pensais, la terre ne s'est pas arrêtée de tourner quand ma maman adorée est morte, et j'ai survécu. J'ai également réussi à surmonter le décès de mon papa. Alors, la perte de mon emploi, ce ne sera pas un cap très difficile à passer...

J'ai sept mois pour y réfléchir, pour me retrouver, pour profiter!

Première étape: passer mon permis de conduire! Priorité absolue!!!

Ensuite, une nouvelle vie s'offre à moi! 

Dans l'immédiat, je n'imagine pas me lever tous les jours pour retourner me faire persécuter par un patron véreux. J'ai le temps d'étudier toutes les reconversions possibles.,,

J'étais un chouia dépendante à mon travail, il y avait peu de moment dans la journée où je n'y pensais pas. Je vais enfin pouvoir un peu me vider la tête, et entendre ce que me disent mes enfants et mon amoureux!!!