Mon refuge - seconde partie après des années d'absence... Parce que, parfois, ça fait du bien de crier au monde entier ce qu'on a sur le coeur, et tant pis si le monde entier n'écoute pas, ça soulage quand même!!! ;)
mercredi 9 septembre 2015
Les joies de la désinformation par la propagande...
J'avoue que je ne sais plus trop quoi penser ces derniers temps... J'ai l'impression qu'aucune des informations qui parviennent jusqu'à moi n'est juste, que toutes sont influencées d'une manière ou d'une autre, et j'en arrive à ne plus croire personne...
Mon amoureux m'a traité de facho il y a quelques jours, car je lui ai dit que j'étais "mitigée" sur la question des réfugiés. Pas toujours facile de trouver les mots pour exprimer ce que je ressens, et il n'a sans doute pas compris ce que je voulais dire. Simplement, les médias ont décrit la Syrie pendant des années comme un pays de fous, d'où nos jeunes reviennent complètement endoctrinés au point qu'on préfère qu'ils restent là-bas. Aujourd'hui, il faut accueillir les réfugiés de Syrie, qui ne sont plus que des pauvres gens qui n'ont rien. En fait, ce n'est pas sur la question des réfugiés que je suis mitigée, il est évident que si je peux faire quoi que ce soit pour aider un être humain à ne pas mourir, je le ferai! C'est la qualité de nos informations dont je doute fortement! Voilà, mon amoureux, c'est ça que j'aurais dû te dire: l'actualité d'aujourd'hui me fait fortement douter des informations qu'on nous donne chaque jour et, oui, je ne sais pas trop quoi penser à ce sujet-là, car j'ai reçu un paquet d'informations contradictoires! Ce que j'aimerais, vraiment, c'est rencontrer des Syriens qui puissent me dire exactement ce qu'était leur vie et pourquoi ils risquent tout pour venir en Europe. Me faire ma propre opinion, loin des avis politiques et religieux qui essayent de nous influencer à grand coup de matraquage médiatique!
Il est évident qu'il ne faut pas laisser mourir ces gens et qu'on devrait les aider à quitter la guerre, mais il faut aussi être réaliste et se rendre compte que cela ne peut être qu'une solution provisoire! Puisque on compare les mouvements de population d'aujourd'hui avec ceux de 1940, n'oublions pas que ceux qui ont fuis la deuxième guerre mondiale sont le plus souvent retournés chez eux dès qu'ils en ont eu la possibilité. Et il y a une petite voix dans ma tête - pas la meilleure partie de moi, je vous l'accorde - qui me susurre qu'aujourd'hui les réfugiés n'auront peut-être pas vraiment envie de rentrer chez eux par la suite, nos avantages sociaux étant bien plus attrayants que les leurs! Et, si en soi, ça ne me gêne absolument pas de partager, l'avenir est déjà bien sombre pour nos futurs pensionnés, et j'ai dû mal à imaginer ce qu'il y aura à partager... Et puis, surtout, si tous les Syriens quittent leur pays, qu'est-ce qu'il se passe après? Les fous dangereux qui resteront sur place s'approprient le territoire et c'est fini, on leur abandonne un pays, comme ça? Ce n'est pas les aider à trouver leur place en Europe qu'il faut faire, c'est les aider à pouvoir vivre chez eux comme ils le désirent! Et c'est triste qu'il ai fallu attendre plus de quatre ans et un mouvement de population d'une telle ampleur pour que les grandes puissances bougent enfin leur cul!
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